Une semaine en péniche avec les Sesseli.
Jeudi 6 juillet
Après avoir chargé toutes nos affaires dans le bus des Sesseli, nous partons à 10h30 de Grandvaux en direction de la Saône et Loire. Dans le bus, Anaïs, Yves, Mathys, Corentin, Célien, Cindy et moi. On prend l’autoroute jusqu’à Nyon et c’est parti pour la montée jusqu’au Col de la Givrine. On traverse Les Rousses et arrivons à Morez. Cette petite ville est coincée dans un fond de vallée et a une importante industrie de la monture de lunettes. Depuis la route, nous apercevons une partie des viaducs de Morez qui permettent aux trains d’arriver jusque là et dont les lignes sont encore en fonction. Nous traversons Saint-Laurent-en-Grandvaux … début de notre périple des villages qui ont les mêmes noms que ceux de notre région 🙂 . Nous traversons Lons-le-Saunier et les estomacs commencent à se manifester. C’est un peu plus loin, avant Ratte, que nous sortons de la route pour trouver un endroit tranquille pour pique-niquer. C’est au bord de l’étang de Villeron que nous nous arrêterons.
Dans la région de Louhans, toutes les fermes, anciennes ou rénovées, ont le même style ; ce sont des fermes bressanes allongées, sur un étage. Le toit a deux pans cassés pour être prolongé de part et d’autre. Après avoir franchi la Saône, entre Tournus et Cormatin, nous traversons une multitude de petits villages historiques très bien rénovés avec plein de châteaux et vieilles bâtisses. Vers 16h00, nous arrivons à Cluny. Nous profitons d’une visite guidée de l’Abbaye de Cluny pendant 1h30 qui nous permet de découvrir l’histoire principale de la ville et de l’Abbaye. Après une glace pour les enfants et un apéro pour les adultes, nous reprenons la route.
Nous avons réserver à l’Hôtel du Cheval Blanc à Saint-Boil. Jolie auberge historique avec d’un côté de la route le restaurant et de l’autre les deux bâtiments de l’hôtel. Nous aurons une maisonnette indépendante et une chambre dans la maison principale. L’accueil est chaleureux et nous souperons sur la terrasse derrière l’auberge. Saint-Boil se situe dans le vignoble Bourgogne côte-chalonnaise. Bon souper et soirée sympa avec une dernière bouteille de Pinot Noir sur la terrasse de l’hôtel.
Vendredi 7 juillet
Après un bon déjeuner et de la piscine pour certains, nous partons en direction d’Autun. Le patron nous conseille de passer par Mont-Saint-Vincent qui propose un joli point de vue sur la région. La route sort du vignoble et s’engage dans la campagne. Elle monte à travers les champs et les forêts jusqu’à Mary et finalement Mont-Saint-Vincent. Nous passons profiter du panorama sur une petite tour avec un panneau d’orientation. Le village se trouve sur un sommet dominant la région. C’est un beau village avec de jolies petites rues et de beaux bâtiments. L’église romane du XIe est particulièrement intéressante. Sans clocher elle paraît trapue. La seule chose qui nous manque dans ce joli village est le manque de troquet pour y prendre l’apéro. Nous reprenons la route en direction de Montceau-les-Mines, mais ne nous y arrêtons pas. Nous continuons à travers la campagne et les forêts domaniales jusqu’à Autun où nous nous arrêtons. Il fait une chaleur étouffante et nous trouvons finalement un bistro sous les arbres au Sud de la place du Champ-de-Mars. Mathys se prend une pizza burger et arrive au bout sans aucun problème 🙂 . Après le repas, nous faisons le tour de la ville à bord du petit train touristique qui nous fait découvrir les principaux lieux de la vieille ville.
Après la visite, nous partons en direction de Château-Chinon et y arrivons en fin d’après-midi. Il fait très chaud. Avec Cindy, nous partons visiter la vieille ville. Une bonne partie des commerces ont fermés, c’est un peu sinistré. Nous continuons en montant au Calvaire … et c’en est un. La montée nous mène à un point de vue au-dessus de la ville, mais la température est insoutenable et l’ombre inexistante. Nous redescendons rapidement en ville pour trouver un lieu ombragé pour y boire l’apéro. Anaïs et Yves nous rejoigne pendant que les enfants profitent de la piscine de l’hôtel. Le soir, nous soupons à l’hôtel. Il y a plusieurs grandes tablées et l’ambiance est bruyantes. Un des serveur débouchonne les bouteilles et fixe le bouchon avec la collerette … ce qui va nous poursuivre pendant toutes les vacances 🙂 . Pour bien digérer, nous allons tous boire des verres au concert devant le Café de l’Agriculture.
Samedi 8 juillet
Objectif du matin, les commissions ! Pendant que les enfants profitent de la piscine, nous partons au marché sur la place Saint-Christophe. Cindy et Anaïs s’occupent des fruits et légumes et Yves et moi allons trouver la viande et du fromage. Nous terminons les courses par la superette et une épicerie pour le vin. Nous prenons la route en direction de Corbigny et passons près du lac réservoir de Pannecière-Chaumard. Ce lac est un des réservoir du canal du Nivernais qui l’alimente depuis Baye en direction du Nord. L’eau est acheminée par un canal depuis le lac jusqu’à Port Brûlé. Nous nous arrêtons boire l’apéro à Montreuillon au bistro de l’Aqueduc. Nous arrivons à la base de Corbigny vers midi et l’équipe de Locaboat nous annonce que nous pouvons déjà prendre la péniche pour y mettre nos affaires et pique-niquer dessus. Le tour de la péniche se fait entre 14h et 15h30 et nous partons pour notre première écluse. Nous passerons les écluses 24 à 17 avant de nous arrêter pour la nuit. Les passages d’écluses se feront avec un autre bateau et nous aurons les mêmes éclusiers sur cet après-midi.
Tout l’équipage équeute des haricots pour une belle salade et Mathys gère le grill et les saucisses. Une belle soirée, c’est le début des vacances sur le canal.
Dimanche 9 juillet
Après une bonne première nuit sur la péniche et un petit déjeuner, nous lâchons les amarres à 10h00 pour aller à la première des 16 écluses de la journée. Aujourd’hui, nous allons passer 16 écluses qui font partie de l’échelle d’écluses de Port-Brûlé qui vont nous permettre de monter de 40 mètres sur 3 kilomètres. Deux jeunes éclusiers nous accompagnent pour la journée jusqu’à la dernière écluse à Port-Brûlé. Cette partie du canal est dans la forêt, chaque écluse est accompagnée d’une petite maison, parfois habitée, parfois non ; une buvette, un potier, un artiste ou tout simplement un habitations. Le cadre est magnifique et très reposant, malgré le rythme des écluses qui se suivent. La forêt nous protège aussi de la chaleur de ce mois de juillet.
Nous pique-niquons juste avant l’écluse n°6 et reprenons notre route pour les 5 dernières écluses qui se suivent très rapidement jusqu’à Port-Brulé. L’horaire est marqué par le passage des Voûtes de la Collancelles qui se fait avec un horaires car les bateaux ne croisent pas. Juste après la hameau, la canal devient étroit et se fait « manger par la forêt. Nous passerons trois tunnels ; un premier de 758 mètres, un deuxième de 268 et un troisième de 212 mètres. Il fait bon frais dans ces beaux ouvrages. Après les voûtes, nous arrivons à Baye. Le canal est juste séparé de l’étang de Baye par une digue. Cet étang est le réservoir pour le canal du Nivernais et en est le point haut. L’eau coule donc dans les deux sens de cet étang.
Nous nous amarrons sur la digue vers d’autres bateaux. Les ados vont se baigner et nous partons en direction du village pour trouver une terrasse. Nous y buvons l’apéro et les juniors nous rejoignent. Pour le soir, Mathys s’occuper à nouveau du grill et nous cuit parfaitement les entrecôtes.
Lundi 10 juillet
Nous quittons Baye en passant la première écluse du jour. La suite du parcours est assez rectiligne jusqu’au écluses 4, 5 et 6 de Chavances. C’est une écluse triple, c’est à dire que les écluses s’imbriquent les unes aux autres. Cette écluse triple donne accès à un joli bassin qui est lui même fermé par une écluse double. Nous continuons le canal jusqu’à l’écluse 9 de Mont-et-Maré. Comme elle vient de fermer, nous pique-niquons à l’ombre juste avant. L’après-midi se passe tranquillement le long du canal et de ses écluses. Nous sommes dans la nature avec pas mal d’arbres et des méandres. L’écluse n° de Mingot est un pont-aqueduc ; le canal passe par dessus une rivière grâce à un pont-écluse. Nous nous arrêtons en milieu d’après-midi à Châtillon-en-Bazois pour faire le plein d’eau et des commissions. Anaïs et Cindy vont trouver une boulangerie au village et avec Yves, nous allons au supermarché en vélo. Nous reprenons notre route, passons l’écluse de Châtillon-en-Bazois, l’écluse de garde Coeuillon, l’écluse n° 17 d’Equilly et larguons nos amarres dans un méandre à proximité du village de Biches.
Après avoir amarrer le bateau avec des pieux, nous prenons l’apéro et préparons le souper dont une bonne ratatouille et du riz.
Mardi 11 juillet
Le matin, nous prenons le canal vers 10h et passons 6 méandres et 5 écluses, de la 18 à la 22, avant midi. Il fait déjà très chaud et nous trouvons l’ombre d’un grand chêne dans une longue ligne droite avant l’écluse n°22 de Seigne. L’après-midi est très très chaud et le canal est relativement rectiligne. On passe l’écluse n°25 de Panneçot qui est une écluse de garde avec un joli bassin avant et un virage à 90°. Nous ferons 9 écluse l’après-midi jusqu’à Cercy-la-Tour. Nous décidons de rester dans ce petit bourg. Sur la journée, nous aurons la chance de croiser deux castors et 3 cigognes.
Nous profitons de passer à la boucherie-épicerie. Les ados voulaient aller à la piscine municipale, mais un gros orage arrive gentiment. On pourra rentrer de justesse à la péniche pour se mettre à l’abri de la pluie et de la grêle. Finalement, nous pourrons tout de même manger dehors. La pluie a permis de faire baisser un peu la température de la journée. On grillera des côtelettes avec des légumes pour la soirée et Mathys nous gratifiera d’une belle cabriole en descendant du bateau … plus de peur que de mal.
Mercredi 12 juillet
Matinée un peu couverte et moins chaude. Avec Cindy, on va se promener dans le bourg et on en profite pour acheter du pain. Au sommet du village, il y a une imposante statue ; Notre Dame du Nivernais. Nous quittons Cercy-la-Tour en passant l’écluse de garde n°31 jusqu’au pont-aqueduc n° 32 de Roche. Le canal est relativement linéaire et traverse la campagne. Je suis le bateau en vélo jusqu’à l’écluse suivante, l’écluse n°33 de Champvert. Après midi, nous nous arrêtons avant la zone industrielle de Decize, vers le port de la Copine. Après diner, nous longeons une imposante usine et arrivons dans le joli bassin entre l’écluse 34 de Vauzelle et l’écluse n°35 juste avant d’arriver dans la Loire. De Cercy à Decize, le canal suit la rivière de l’Aron. Voilà, nous quittons le canal du Nivernais pour suivre, sur un petit tronçon devant Decize, la Loire. Nous nous amarrons avant le Pont du 152e Régiment d’infanterie et partons faire des courses en ville. La vieille ville est coincée entre la Loire et la Vieille Loire. Nous trouvons le plus important, un caviste pour refaire notre stock de bouteilles pour la suite des vacances et aussi une superette. Un arrêt sur une terrasse et nous retournons au bateau. Nous devons rejoindre le canal latéral de la Loire ; une première écluse automatique nous permet d’accéder au Port de Decize et une seconde écluse automatique nous fait passer du port au canal. Il y a beaucoup d’algues et la manœuvre pour s’enfiler dans la seconde écluse n’est pas évidente. Pour la soirée, nous faisons un petit bout de chemin et nous arrêtons juste avant l’écluse n°15 de Saulx.
La soirée est moins chaude et heureusement car ce soir là, c’était fondue !
Jeudi 13 juillet
Le ciel est découvert, mais ce n’est pas désagréable. Nous lâchons les amarres à 10h et commençons la journée par l’écluse n°15 de Saulx. Cindy prend un vélo pour aller se promener. Avant l’écluse n°14, le canal est au -dessus des champs, c’est étonnant. Le paysage est vraiment agricole et parsemé de quelques hameaux, ici et là. Après Nogent, nous croisons pour la première fois une péniche marchande ; c’est quand même pas les mêmes dimensions ! Nous faisons notre pause pic-nic à l’ombre des chênes qui borde le canal. Vers 14h30, nous passons l’écluse n°12 des Vanneaux. L’éclusier, que nous avions déjà eu le matin, nous conseille de ne pas aller plus loin pour aujourd’hui car il n’y a plus de village jusqu’à Dompierre, notre destination finale. Nous nous arrêtons donc au Port des Vanneaux, à Gannay-sur-Loire. Il y a de l’eau , de l’électricité, une buvette et un petit village. Anaïs part en direction de la Loire avec les garçons pour se baigner et Cindy va se promener pendant que Yves et moi partons pour la sieste. Vers 16h00, tout le monde se retrouve à la péniche ; la baignade n’a pas pu se faire faute d’accès à la Loire et Cindy et passé chez le potier du village, Yves et moi avons brancher la péniche à l’électricité.
Nous partons boire l’apéro à la buvette qui se trouve non-loin ; la Cabane de Gannay. Petite buvette sympa, avec les gens du coin et un frigo bien rempli. Après un bon apéro, nous décidons de rester sur place pour souper. La carte est petite, mais chacun trouve son bonheur. La soirée se poursuit au bar avec Loïc, le patron et son amie, Henry, le garagiste du coin, beaucoup de rigolade, pas mal de verres, une jolie soirée !
Vendredi 14 juillet
Début de matinée un peu embrumée par la courte (ou longue) nuit. Après le petit déj, pour ceux qui peuvent, nous lâchons les amarres pour une longue journée de navigation. Nous faisons notre pause de midi juste avant Garnat-sur-Engièvre à l’ombre des arbres et passons l’écluse n°9 du Clos du May à 14h00. L’après-midi est chaud et long. Célien barre le bateau tout l’après-midi sans lâcher la barre ; c’est le contrat … s’il barre, il ne fait pas la vaisselle :).
Nous arrivons à Dompierre-sur-Besbre vers 17h30, il fait encore bien chaud. Nous trouvons de l’ombre au pied d’un arbre sur l’herbe à côté du port. Finalement, tout le monde repart pour l’apéro et nous faisons des grillades dans l’herbe. Mathys maitrise le grill et la cuisson de la côte de boeuf ! Nous apercevrons un peu les feux d’artifices … mais de loin. C’est notre dernière nuit sur le bateau. Comme l’horaire du lendemain commencera tôt, une partie des sacs et des affaires est préparée lors de la soirée. Pas de folie ce soir, on paie encore un peu la courte nuit précédente.
Samedi 15 juillet
Réveil matinal à 7h00 ! Après un petit déj expédié, on fait nos sacs et sortons toutes nos affaires du bateaux. Les juniors font des allers-retours jusqu’à la voiture et Anaïs s’occupe de l’état des lieux. Nous partons nous promener en ville pour profiter du marché et boire un café. Une petite pluie nous surprend sur une terrasse. Vers 10h00, nous quittons Dompierre en direction de Charolles. Jolie vieille ville dans laquelle nous nous promenons. Nous pique-niquons dans un square.
Nous arrivons à Bourg-en-Bresse vers 16h00. Il fait très très chaud. Nous passons à l’hôtel déposer nos affaires et partons nous promener en ville. Après une première halte sur une terrasse, nous flânons en ville. Nous trouvons un joli bar pour faire l’apéro ; planchettes, bouteilles, … c’est parfait. Pour souper, nous n’allons pas très loin, manger des burger-röstis à La Main Verte. En partant, la patron nous annonce qu’il y a des projections sur certains bâtiments de la vieille ville. Une petite pluie nous attend à l’extérieur, mais nous partons quand même en direction de la Mairie et du théâtre. Les animations sont très chouettes, mais la petite pluie va rapidement se transformer en grosse averse … nous faisons une halte dans un pub pour se mettre à l’abri et boire une bière. Le retour à l’hôtel sera plus sec.
Dimanche 16 juillet
Le passage au Monastère Royal de Brou est obligé (malgré les plaintes des juniors), l’hôtel se trouve à 100 mètres de là. Nous allons visiter ce magnifique bâtiment jusqu’à 11h00 … ouf, les ados ont survécus 🙂 On ne tarde pas trop à reprendre la route. En effet, personne ne souhaite arriver trop tard à la maison. A Bellegarde-sur-Valserine, nous faisons le plein du bus et trouvons un joli bistrot en ville pour manger ; le restaurant l’Atmosphère. Adresse sympa et bonnes assiettes.
C’est la fin des vacances, nous arrivons à la maison vers 16h00. Merci aux Sesseli de nous avoir accepter pour ces vacances de dernière minute.